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27/12/1901
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Naissance de Marie Magdalene Dietrich à Berlin - Schöneberg |
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1907
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Mort de son père. Sa mère se remarie quelques années après. |
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1907-1919
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Scolarité à Berlin. Elle commence par étudier le violon, mais abandonne à la suite d’un accident au poignet. |
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1922
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Premiers rôles à la « Grosses Schauspielhaus » et dans plusieurs théâtres de Berlin, rôles mineurs au cinéma |
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17/05/1923
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Mariage avec Rudolf Sieber |
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13/12/1924
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Naissance de sa fille Maria Elisabeth Sieber |
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1929
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Premier rôle important dans « L’Enigme » |
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oct. 1929
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Remarquée par Josef von Sternberg, elle est engagée pour « L’Ange bleu », l’un des premiers films parlants allemands. |
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01/04/1930
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Sortie de « L’ Ange bleu » au « Global Palast » à Berlin. Le jour même elle part pour les Etats-Unis, à la suite de Sternberg |
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14/11/1930
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Sortie du premier film américain, « Morocco » (Coeurs brûlés). Son allure en spencer et chapeau haut-de-forme fait sensation. |
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1935
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Elle rompt sa collaboration avec Josef von Sternberg, après 7 films tournés avec lui |
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1939
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Elle prend la nationalité américaine. Pour les allemands, c’est de la traîtrise. . |
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1944/45
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Spectacles devant les troupes américaines et travail au sein de l’USO en Afrique du nord et en Europe. Sa fameuse chanson « Lili Marleen » date de cette époque. |
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1950
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Pour son travail à l’USO et sa bravoure au front, la France lui remet le titre de « Chevalier de la Légion d’Honneur » |
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1953/54
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Apparitions sur scène à l’hôtel Sahara à Las Vegas et au Café de Paris à Londres |
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1974
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Dernières apparutions au music-hall et sur scène |
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1975
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Dernier film avec « Just a gigolo » |
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1982/83
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Film biographique « Marlene » réalisé par Maximilian Schell |
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06/05/1992
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Décés dans son sommeil à Paris - obsèques à l’église de la Madeleine - enterrement à Berlin près de sa mère |
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24/10/1993
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Remise de ses effets personnels au Land de Berlin et au « Filmmuseum Berlin-deutsche Kinematek » |
| 1922 |
So sind die Männer - De : Georg Jacoby |
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| 1922-23 |
Tragödie der Liebe - De : Joe May |
| 1923 |
Der Mensch am Wege - De : Wilhelm Dieterle
Der Sprung ins Leben - De : Johannes Guter |
| 1925-26 |
Manon Lescaut - De : Arthur Robison |
| 1926 |
Eine Dubarry von heute - De : Alexander Korda Kopf Koch, Charly ! - De : Willi Wolf Madame wünscht keine Kinder - De : Alexander Korda Der Juxbaron - De : Willi Wolf |
| 1927 |
Sein grösster Bluff - De : Harry Piel Café electric - Ös : Gustav Ucicky |
| 1928 |
Prinzessin Olala - De : Robert Land Ich küsse ihre Hand, Madame - De : Robert Land |
| 1928-29 |
Gefahren der Brautzeit - De : Fred Sauer |
| 1929 |
Die Frau, nach der Man sich sehnt - De : Kurt Bernhardt Das Schiff der verlorenen Menschen - De : Maurice Tourneur |
| 1929-30 |
Der blaue Engel - De : Josef von Sternberg |
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| 1930 |
Morocco - US : Josef von Sternberg Dishonored - US : Josef von Sternberg |
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| 1931 |
Shangai Express - US : Josef von Sternberg |
| 1932 |
Blonde Venus - US : Josef von Sternberg |
| 1933 |
Song of songs - US : Rouben Mamoulian |
| 1934 |
The scarlet empress - US : Josef von Sternberg |
| 1934-35 |
The devil is a woman - US : Josef von Sternberg |
| 1935-36 |
Desire - US : Ernst Lubitsch et Ernst Borzage |
| 1936 |
Garden of Allah - US : Richard Boleslawski Knight without armour - GB : Jacques Feyder |
| 1937 |
Angel - US : Ernst Lubitsch |
| 1939 |
Destry rides again - US : George Marshall |
| 1940 |
Seven sinners - US : Tay Garnett |
| 1941 |
The flames of New-Orleans - US : René Clair Manpower - US : Raoul Walsh The lady is willing - US : Mitchell Leisen |
| 1942 |
The spoilers - US : Ray Enright Pittsburgh - US : Lewis Seiler |
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| 1943-44 |
Kismet - US : William Dieterle |
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| 1944 |
Follow the boys - US : Edward A. Sutherland |
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| 1946 |
Martin Roumagnac - Fr - Georges Lacombe Golden earrings - US : Mitchell Leisen |
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| 1947-48 |
A foreign affair - US ; Billy Wilder |
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| 1948-49 |
Jigsaw - US : Fletcher Markle |
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| 1950 |
Stage fright - GB : Alfred Hitchcock |
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| 1951 |
No highway / no highway in the sky - GB : Henry Koster Ranch notorious - US : Fritz Lang |
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| 1956 |
Around the world in 80 days - US : Michael Anderson |
| 1956-57 |
The Monte Carlo story - US : Samuel Taylor et Giulio Macchi |
| 1957 |
Witness for the prosecution - US : Billy Wilder |
| 1957-58 |
Touch of evil - US : Orson Welles |
| 1961 |
Judgement at Nuremberg - US : Stanley Kramer |
| 1962 |
The black fox : the true story of Adolf Hitler - US : Louis Stoumen |
| 1963 |
Paris when it sizzles - US : Richard Quine |
| 1972 |
I wish you love - US/GB : Clark Jones |
| 1978 |
Schöner Gigolo, armer Gigolo - De : David Hemmings |
| 1982-83 |
Marlene - De/US : Maximilian Schell |
| Marlene Dietrich à Berlin |
| « Dieu soit loué, je suis berlinoise », tel est le titre donné par Marlene Dietrich à son autobiographie.
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Marlene Dietrich est née dans la Sedanstraße, aujourd’hui Leberstraße 65 ; la demeure dans laquelle elle vint au monde a un aspect plutôt sobre et on peut y voir une plaque commémorative sur sa façade à la mémoire de Marlene. Elle acheva sa scolarité dans la Gasteiner Straße (numéro 21-25), là où se trouve actuellement le lycée Goethe. Lorsqu’on observe ce vieil édifice aujourd’hui, il est facile de comprendre que Marlene Dietrich aie conservé en mémoire de lourdes portes surdimensionnées et difficiles à ouvrir.
Marlene Dietrich était une fervente admiratrice de l’actrice allemande Henny Porten ; elle vit ses films dans la salle Mozart (Mozartsaal) située Nollendorfplatz et dans la Maison de marbre (Marmorhaus) sur le Kurfürstendamm.
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Henny Porten
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Immédiatement après la Première Guerre Mondiale, elle prit des cours de théâtre à l’école Max Reinhardt et fit son apparition à partir de 1923 dans de petits rôles au Deutsches Theater.
C’est également en 1923 qu’elle épousa Rudolf Sieber dans l’Eglise du Souvenir (Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche). Dans les années 20, elle joua dans de petits et seconds rôles au cinéma et sur scène ; elle habitait alors dans la Kaisersallee 54 (de nos jours Bundesallee 54, à l’angle de la rue Hildegardstraße).
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Le public la découvrit réellement dans le rôle de Lola Lola dans « L’Ange bleu », film tourné dans les studios de l’Ufa à Babelsberg. Le jour de la sortie du film, le 1er avril 1930, Marlene Dietrich regagna la gare de Anhalter Bahnhof pour se rendre aux Etats-Unis où elle commença une carrière internationale.
Elle vécut ses dernières années à Paris dans un isolement profond et fut enterrée en 1992, selon ses désirs, près de la tombe de sa mère dans le petit cimetière de la Stubenrauchstraße. On peut voir désormais la place Marlene Dietrich (Marlene-Dietrich-Platz) dans le nouveau quartier de la Potsdamer Platz, à proximité du Musée du Film de Berlin. |
 Marlene Dietrich dans Das Schiff der verlorenen Menschen (1929)
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| Ses films et Berlin |
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Marlene Dietrich est toujours restée berlinoise dans l’âme, dans la vie comme au cinéma, même si ses rapports avec Berlin et l’Allemagne furent parfois difficiles. Au début des années 30, elle créa avec le rôle de Lola Lola dans « L’Ange bleu » une figure de proue de l’époque moderne - celle de la femme consciente, érotique et indépendante financièrement. Dans les grands films des années 30, « Morocco » (Coeurs brûlés) (1930), « Dishonored » (1930), « Shangai Express » (1931) ou encore « Blonde Venus » (1932), elle incarne cette image de la femme caractérisée par une part d’inconnu et d’inaccessible. |
 Marlene Dietrich en studio |
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Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, elle soutient l’armée américaine contre le régime national-socialiste, ce qui entraînera par la suite de violents débats avec la République Fédérale d’Allemagne. Marlene Dietrich est cependant toujours considérée comme allemande, bien qu’elle soit déjà devenue citoyenne américaine en 1939.
Sous la direction de Billy Wilder, elle joue le rôle de femmes au passé douteux dans « A Foreign Affair » (La scandaleuse de Berlin) (1948) et « Witness for the Prosecution » (Témoin à charge) (1957) ; dans « Judgement at Nuremberg » (Jugement à Nuremberg) (1961), elle joue la veuve d’un général allemand. Au sens équivoque du terme, elle n’a jamais pu prendre ses distances par rapport à Berlin et à l’Allemagne.
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